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Monday, 25 September 2006 |
 P. Richard CENTENAIRE DE L’EVANGELISATION DU DIOCESE DE BUTEMBO-BENI. (Afrique. R.D.C) Dimanche 24 septembre 2006.
Depuis six heures du matin jusqu’au début de la Messe à 10 heures, la foule montait la colline de Beni-Cité et de la région aux alentours jusqu’à Beni-Paida vers l’église Saint Gustave, où des centaines les avaient précédés, arrivant le jour précédant pour y passer la nuit et assurer leur place. Des milliers (quinze milles au moins) se sont rassemblés pour célébrer un siècle d’évangélisation dans la région de Beni-Butembo au Nord-Kivu de la République Démocratique du Congo. L’évêque du lieu, Mgr Melchisedeck Sikuli, trois autres évêques, et presque quatre cent prêtres ont concélébré la Messe qui dura plus de cinq heures. Pendant son homélie, Monseigneur Melchisedeck nota qu’ à partir de beaucoup de souffrance et de moyens très simples, le diocèse est passé de 9.000 fidèles en 1929 à plus de 900.000 catholiques aujourd’hui. |
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Last Updated ( Monday, 06 November 2006 )
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Written by P. Jean Paul Périer-Muzet
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Tel Augustin, sur les ruines d'Hippone Le P. d'Alzon s'achemine vers sa fin au cours de l'année 1880 où, en France, l'avenir se révèle très sombre pour l'Eglise et les congrégations religieuses (projet de loi Ferry restreignant les possibilités de l'enseignement pour les membres des congrégations religieuses et menaçant l'existence des congrégations religieuses non autorisées). Il a le pressentiment que sa mort est proche. Le 10 août, il écrit encore à la Mère Marie-Eugénie de Jésus : ‘Le 15 au soir, j'entre en retraite pour quinze jours, afin de me préparer à mes 70 ans. Après quoi...’ Et il laisse la phrase inachevée. Le prieur de la Chartreuse de Valbonne (Gard), Dom Vaulchier, où il fait une seconde retraite en septembre, disait de lui : ‘Je crois que le P. d Alzon, comme toutes les âmes avancées dans les voies de Dieu, ne prodiguait de lui-même que ce qui pouvait servir à glorifier Dieu et à sanctifier les âmes. Il se souciait peu des jugements des hommes’. Le P. d'Alzon fait encore une troisième retraite avec ses religieux, les novices et les postulants ; elle se termine par une prise d'habit et il se fait photographier au milieu d'eux. Sa silhouette puissante occupe le centre du groupe, et de sa tête encapuchonnée, aux traits austères ravagés par la vieillesse et la douleur, se dégage une profonde impression de tristesse et d'accablement. Ses soixante-dix ans en accusent dix de plus. L'incertitude concernant le sort de ses religieux condamnés à un exil prochain en Angleterre ou en Espagne explique un peu ces appréhensions réfléchies sur son visage. Ses forces déclinent inexorablement et, le 11 octobre, après avoir dit la messe, il s'alite. La fin de vie du P. d'Alzon fait penser à celle d'Augustin angoissé à l'idée d'une dévastation de la civilisation romaine par l'invasion des barbares. Le vieux lutteur de Nîmes éprouve ce même sentiment d'impuissance vis-à-vis des forces politiques nouvelles, républicaines, qui entendent construire et soustraire la société française émancipée des influences cléricales et ecclésiales. |
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