 R. Lamoureux, a.a. Superior General Notre « réalité » aujourd’hui On pourrait penser que l’époque glorieuse de la Mission assomptionniste d’Orient appartient au passé. Le communisme a joué un rôle important dans son déclin, mais on peut sans doute y trouver d’autres motifs. Aujourd’hui, ce que l’on a appelé un « mythe mobilisateur » ne mobilise guère de religieux désireux de donner leur vie à la Mission. Un certain nombre de frères et de sœurs constituent cependant encore un « reste » fidèle au travail en Orient. Ils sont portés à mettre l’accent sur divers besoins immédiats des populations locales : pastorale en paroisse, œuvres sociales, catéchèse, pastorale des vocations et formation, aumôneries d’écoles, travail auprès des immigrants. Nous avons des communautés en Roumanie, en Bulgarie, à Istanbul, Jérusalem, Moscou et Athènes. Dans ces lieux, nous entretenons toujours un certain contact avec les Eglises d’Orient, ainsi qu’avec la population musulmane à Istanbul. Quelle que soit la mission que le Seigneur veut nous confier en Orient, elle sera certainement différente du passé « glorieux », et elle sera modeste. Mais comment pourra-t-elle rester fidèle à la vision tracée par le P. d’Alzon il y a presque un siècle et demi?
 L’appel et une « vision » pour aujourd’hui Tout en restant attentifs aux réalités d’aujourd’hui et, plus précisément pleins de sollicitude pour nos frères et nos sœurs au travail dans différents apostolats en Orient, il est crucial de raviver la flamme qui a conduit le P. d’Alzon à consacrer ses quelques ressources à une mission dont il connaissait et comprenait peu de chose. « L’appel » me paraît clair. Il nous vient du Concile Vatican II, plus récemment du Pape Jean Paul II, et maintenant du Pape Benoît XVI. Il nous vient également du Patriarche Œcuménique lui-même. Et l’appel s’appuie sur le fait que nos Congrégations ont été fondées en bonne partie pour cette mission. Avec l’acquis d’un siècle et demi d’expérience, nous sommes reconnus dans l’Eglise, de l’Orient et de l’Occident, comme des « experts » de l’Orient. Ce n’est pas une fierté déplacée qui me fait dire que peu de Congrégations ont une expérience théologique et pastorale plus riche que la nôtre dans ce domaine. texte entier >>> |