CGP Roumanie – Fil rouge n°8

Mardi 9 juin 2026

Aujourd’hui, le CGP a concentré son travail et ses échanges sur les questions de gestion des ressources humaines. Certaines missions en Provinces sont, en vertu de notre droit propre, confiées aux frères avec l’agrément du Supérieur général en son conseil plénier. Ce sont entre autres les nominations des formateurs provinciaux, des supérieurs de grandes maisons de formation et des maîtres des novices. C’est ainsi que les Provinciaux ont présenté, en ce jour, leurs propositions d’agrément dont nos frères seront informés au moment opportun.

La logique de l’Église et de la vie consacrée exige régulièrement un exercice de retrait de ses charges pour qu’un nouveau souffle continue d’animer la communauté chrétienne. Bien que cela puisse donner l’impression d’un refrain routinier, le CGP ne peut donc pas oublier de s’acquitter de son noble devoir d’exprimer sa gratitude aux frères qui passeront prochainement la main à d’autres. Grâces et bénédictions dans leurs nouvelles missions au service de l’ART !

Ce CGP a la spécificité de se tenir, cette fois-ci, en Mission d’Orient. Nous savons à quel degré cette réalité est chère à notre Institut, et le choix de venir en mission d’Orient n’est donc pas à situer dans le registre du hasard. Nous avons, en effet, voulu marquer d’un cachet spécial notre retour à Iaşi. L’histoire de notre implantation en Roumanie mentionne à plusieurs reprises ce lieu, il ne s’agit donc pas d’une première présence, nous y étions déjà au début du 20e siècle. Notre frère Florentin vient de le rappeler ce soir aux membres du CGP, au cours d’une belle soirée conviviale organisée par la communauté de Iaşi.

Ici, comme dans tous les pays d’Europe de l’Est, l’Assomption a toujours été engagée dans l’apostolat du dialogue entre les Églises orientale et latine. Nos premières fondations en Roumanie ont été d’ailleurs spécifiquement de rite gréco-catholique (oriental). Nos frères ont aussi vécu, dans la foi, l’épreuve du régime communiste : des frères condamnés à la clandestinité, à l’exil ou à la prison.  Contrairement à l’origine, actuellement, nos communautés sont de rite latin. Ce CGP est, pour l’ensemble de la congrégation, l’occasion de redécouvrir une des dimensions importantes de notre charisme -qui demeure un appel de Dieu- celle du dialogue entre les deux poumons oriental et occidental de l’Église et de la foi chrétienne. Nous nous y sommes déjà engagés par le biais de l’ouverture du Centre Saint Pierre et Saint André de Bucarest, depuis 2010, et par la fondation, en 2024, de notre communauté de Iaşi.

Nous avons ainsi conclu l’avant-dernière journée de travail. La toute dernière sera consacrée aux activités de prise de décisions ainsi qu’à la conclusion de ce grand rendez-vous. Le CGP promet de vous en donner les dernières nouvelles.

P. Thierry KAHONGYA