
« Tu es grand, Seigneur,
(Conf., I, 1, 1)
et bien digne de louange »
Chers frères et sœurs,
Dans quelques jours à peine, l’année communautaire et pastorale va commencer dans bon nombre de nos communautés. Au cours de l’année qui s’achève, nous avons vécu de nombreuses célébrations : ordinations, vœux, anniversaires, etc. Mais c’est aussi avec beaucoup de peine que nous avons accompagné ceux qui nous ont précédés dans la maison du Père. Toutes ces célébrations, nous les avons vécues dans la foi.
En cette fête de saint Augustin, nous souhaitons renouveler cette foi et cette espérance, surtout alors que nous entamons une nouvelle année communautaire. Certains vont changer de communauté, d’autres vont changer de responsabilité et d’autres encore poursuivront ce qu’ils faisaient jusqu’à présent. Malgré ces changements de lieu ou de fonction, une chose reste inébranlable : le Seigneur qui nous a appelés continue de nous faire confiance. Malgré nos limites et nos erreurs, le Seigneur continue de nous offrir de nouvelles occasions de le découvrir, de l’aimer et de le servir. Que son nom soit loué !
Pourquoi ne pas commencer cette année communautaire et pastorale par cette confession ? « Tu es grand, Seigneur, et bien digne de louange », à l’instar de notre patriarche saint Augustin. La petitesse humaine face à la grandeur de Dieu pourrait susciter la peur et la fuite. Mais ce Dieu nous a révélé à quel point sa grandeur réside dans son amour et sa bonté à notre égard. Ceux qui ont fait l’expérience de cet amour et de cette bonté sont ceux qui, comme saint Augustin, s’écrient : « Tu es grand, Seigneur, et bien digne de louange. » Pourquoi ne le ferais-tu pas, toi aussi ?
Accepter notre petitesse semble, à première vue, signer notre acte d’exclusion dans une société qui a fait de la course à la « grandeur » l’un de ses jeux les plus précieux. Pourtant, l’expérience nous révèle tout le contraire. C’est pourquoi saint Augustin nous dit que l’humilité, loin d’être un renoncement à la grandeur, est bien plus le fondement sur lequel se construit la véritable grandeur. Cette humilité, c’est celle qui permet de « laisser Dieu être Dieu ». Il ne fait aucun doute que Dieu « élève les humbles ». C’est pourquoi le Père d’Alzon disait que l’humilité est la vertu la plus indispensable à tout religieux assomptionniste.
Chers frères et sœurs, je ne vais pas transformer un message de vœux en catéchèse. Mais je ne voulais pas laisser passer cette occasion de partager avec vous l’une de mes convictions les plus profondes en tant que chrétien et religieux assomptionniste. Puisse ce début d’année communautaire ou pastorale être l’occasion de redécouvrir la grandeur de la petitesse. Et puisse cela nous amener un jour à faire cette confession : « Tu es grand, Seigneur, et bien digne de louange. »
Bonne fête !
Fraternellement,
P. Ngoa Ya Tshihemba, a.a.
Supérieur Général


