Session des formateurs à Ouagadougou -Fil rouge du mardi 3 novembre 2026

Contexte et mémoire institutionnelle

Le thème du jour, de notre deuxième journée était le suivant : Contexte et mémoire institutionnelle. Les travaux se sont déroulés en trois temps. Le premier moment fut consacré à la présentation de monsieur Pascal SAGADOU sur la réalité sociale et ecclésiale du Burkina-Faso. Monsieur SAGADOU travaille à la cellule de communication du ministère de l’éducation et connaît bien notre congrégation.

L’intervenant a parlé du pays en plaçant le curseur sur les événements saillants qui ont marqué son histoire de l’indépendance à nos jours. Il convient de retenir que le Burkina-Faso traverse une crise multiforme qui a des conséquences sur tous les secteurs de la vie. Parlant de l’Église locale, Pascal nous a fait savoir qu’elle est vieille de 125 ans et qu’elle a toujours été du côté des pauvres.

Selon lui, nous pouvons lire la situation du pays à la lumière de notre devise : Adveniat Regnum Tuum qui peut signifier : que la justice vienne, que la dignité soit restaurée. Par ailleurs, l’Assomption devra faire de la jeunesse une priorité, de l’éducation un laboratoire de transformation sociale, des médias un vrai champ missionnaire et elle devra former les religieux au discernement des mutations actuelles. Après la présentation de Pascal, nous lui avons posé des questions en vue d’en comprendre davantage.

Le deuxième moment de la journée, modéré par le P. Marcelo Marciel, en tant membre de l’équipe de pilotage, portait sur la question : « Comment articuler le charisme de l’Assomption dans un contexte de grandes mutations ? » Dans l’ensemble, nous avons reconnu l’importance de prendre en considération le contexte de formation en privilégiant la formation personnalisée.

Le troisième moment fut consacré à la présentation du secrétaire général a la formation (SGF) qui a porté sur « la mémoire institutionnelle et le discernement ». Il a retracé l’histoire des CIFA et du secrétariat général à la formation avant de donner des points significatifs du discernement sur les CIFAS et les autres communautés de formation. Parmi les responsabilités du SGF figurent : l’accompagnement des formateurs et des commissions de formation, le soutien à la formation assomptionniste dans toute la congrégation et la réponse à des demandes particulières. Pour continuer notre réflexion sur la même question, le P. Donatien Vula a animé les échanges, comme membre de l’équipe de pilotage. Ensemble, nous avons évoqué : la composition des équipes des formateurs dans les CIFAS et dans les grandes maisons de formation, la possibilité d’avoir de nouvelles CIFAS, les relations entre les formateurs des CIFAS et les commissions de formation provinciales ou vicariales, la communication entres les équipes des formateurs des CIFAS et avec l’ensemble des maisons de formation, etc.

Nous avons clôturé nos travaux par l’office des vêpres à 18h30.

Fr. Jérôme MASUMBUKO