Les pèlerinages

UN PEU D'HISTOIRE

Au lendemain de la défaite de 1870, la France vit ce traumatisme comme une punition pour les fautes Nationales. Très vite se développe un mouvement de rénovation spirituelle qui vise à prier et agir pour « le salut de la France »

En 1872, le père François Picard, 2ème supérieur général des Assomptionnistes et mère Marie-Eugénie de Jésus, fondatrice des religieuses de l'Assomption fondent dans cet esprit, « l'association Notre Dame de Salut »

Le père Picard, prend la tête d'un pèlerinage de conversion de la France et de triomphe du Saint Siège.

Ce premier pèlerinage à La Salette organisé par l'association se déroule dans un climat tendu. Les 2000 pèlerins et 375 prêtres sont l'objet des quolibets et des jets de pierre lors de son passage en gare de Grenoble.

Grâce au développement des moyens de transport et notamment du train commence l'ère des pèlerinages. Cette nouvelle forme d'occupation de l'espace public se développe alors que la société civile tend à se séculariser et renvoyer la pratique religieuse à la seule sphère privée. La démarche se veut spirituelle mais également politique.

En 1873, suite au premier pèlerinage à Rome et à la veille du premier « Pèlerinage National » à Lourdes, le conseil général des pèlerinage initié par l'Assomption à La Salette, édite un bulletin de liaison, "le Pèlerin". Celui-ci donnera naissance à la maison de la "Bonne presse". Le pari de quelques Assomptionnistes prend corps : les pèlerinages entrent maintenant dans les habitudes.

Le premier pèlerinage de conversion à Jérusalem, organisé par l'association Notre Dame de Salut, sous la direction des pères Assomptionnistes n'a d'autre but comme celui du Pèlerinage National à Lourdes : prier pour le salut de la France. L'objectif est affiché : Proposer des pèlerinages populaires c'est a dire ouverts au plus grand nombre.

Le 27 avril 1882, 2 bateaux emportaient 1000 pèlerins depuis Marseille vers Jérusalem.

AUJOURD'HUI LE PÈLERINAGE NATIONAL

Le Pèlerinage National rassemble des milliers de pèlerins à Lourdes à l'occasion de la fête de l'Assomption de la Vierge Marie, il est organisé et animé par la famille de l'Assomption, l'Hospitalité Notre Dame de Salut et l'Association Notre Dame de Salut.

L'association Notre Dame de Salut poursuit sa mission dans l'esprit de sa fondation sous la responsabilité des Augustins de l'Assomption, au service de l'avènement du Règne de Dieu en nous et autour de nous.

L'association Notre Dame de Salut organise et anime aussi des pèlerinages :

  • en Terre Sainte avec des pèlerins handicapés.
  • à Rome-Assise-Florence.
  • Soutient la diffusion de la presse chrétienne.
  • Vient en aide à des œuvres paroissiale et sociale.
  • Vient en aide aux religieux, religieuses, communautés, œuvres et mission de l'Assomption.
  • Soutient toute œuvre apostolique ou spirituelle qui serait requise par les circonstances.

Pour en savoir plus : https://www.pelerinage-national.org/

PÈLERINAGE À JÉRUSALEM

Après la Cène au Cénacle et l’agonie au jardin des Oliviers, l’itinéraire de la Passion du Christ nous conduit à Saint-Pierre en Gallicante. À seulement quelques mètres des remparts de la Vieille Ville de Jérusalem, le sanctuaire de Saint-Pierre en Gallicante (du latin « galli cantu », « là où le coq a chanté ») est bâti sur le versant oriental du Mont Sion, à l’emplacement traditionnel du palais de Caïphe.

L'église actuelle a été édifiée entre 1924 et 1931 par le Père Assomptionniste Etienne Boubet, qui en a été à la fois l’architecte et le décorateur. Endommagée pendant la guerre de 1948, elle fut réparée mais véritablement restaurée et rénovée entre 1994 et 1997 par le Père Robert Fortin, Supérieur, et Monsieur Samir Kandah, architecte. Le sanctuaire est toujours animé par la Communauté des Assomptionnistes et les Sœurs Oblates de l’Assomption.

Saint-Pierre en Gallicante, Importante étape de pèlerinage, ce lieu commémore :

  • la comparution de Jésus devant le grand prêtre Caïphe
  • la condamnation à mort de Jésus par le Sanhédrin
  • le triple reniement de Pierre et son repentir au chant du coq

Des pèlerins du monde entier viennent ici mettre leurs pas dans ceux du Christ, afin de revivre l’un des moments marquants de sa Passion. Le sanctuaire de Saint-Pierre en Gallicante est porteur d’un message de miséricorde, manifestée par le regard que Jésus posa sur Pierre après son troisième reniement. Regard à travers lequel Pierre sentit passer toute la miséricorde et le pardon du Sauveur.

« Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. » (Lc 22, 61-62)

Ce message nous touche encore aujourd’hui en ce lieu où la tradition situe cet événement. Il convient de mettre en valeur ce message par la découverte des « pierres qui nous parlent ». C’est l’objet de cette visite.

Pour en savoir plus : https://www.stpeter-gallicantu.org/