Session des formateurs à Ouagadougou -Fil rouge du mercredi 4 novembre 2026

Journée dédiée à la présentation de la situation de la formation dans la congrégation.

Au cours de cette troisième journée de notre session, nos réflexions ont porté sur la situation de la formation dans la congrégation. La première partie de la journée était consacrée à la formation dans les provinces, la vice-province et les vicariats. Les responsables de la formation de ces entités nous ont présenté la situation dans leur milieu. Sous la modération du père Louis-Martin, nous leur avons posé ensuite quelques questions pour élucider tel ou tel élément.

Il convient de retenir que les commissions formation jouent bien leur rôle sous la houlette des responsables de la formation. Les membres de ces commissions se réunissent au moins trois fois l’an pour réfléchir sur des thèmes spécifiques et échanger sur la formation. Aussi faut-il ajouter que les rapports des frères qui demandent les vœux perpétuels et les ministères occupent aussi une bonne part du travail de ces commissions. Les supérieurs provinciaux, vice-provincial et vicariaux apportent leur assistance aux commissions de formation. Nous avons noté que les responsables de la formation font de leur mieux pour rencontrer les frères en formation chaque année. Cela leur permet d’entrer en contact avec les jeunes pour les connaître davantage.

Il convient de souligner la baisse ou le manque de vocations dans certaines entités de notre congrégation notamment dans nos provinces de l’Amérique du Nord et dans la province andine. En fait, dans certains pays comme le Chili et l’Argentine, il y a quelques décennies que les jeunes n’ont plus frappé à la porte de l’Assomption. Toutefois, nous rendons grâce à Dieu puisque de plus en plus on y reçoit des jeunes en provenance de pays où l’Assomption n’est pas implantée.

Nous avons aussi repéré quelques défis : Il arrive que les responsables de la formation ne soient pas associés aux nominations de jeunes en formation alors qu’ils pourraient éclairer les autorités qui nomment. Toujours dans le registre des défis, parfois la collaboration entre les communautés, les commissions de formation et les autorités provinciales (vice-provinciales/vicariales) n’est pas toujours de mise. A ce propos, le modèle de la province d’Europe nous a intéressés. De fait, le supérieur provincial est membre de la commission restreinte de formation.

Au cours de la deuxième partie de la journée qui a été modérée par le père Sébastien Bagandu Mwanza, nous avons échangé autour de la CIFA de Kinshasa et celle de Nairobi. Nos frères y font une bonne expérience de l’interculturalité. Parmi les points forts relevés dans les CIFA figurent la conscience d’appartenance, la disponibilité à se laisser former, la conscience qu’ils sont en théologie, etc. Quelques défis sont à souligner aussi, à savoir le manque d’engagement de certains frères, le travail académique insuffisant pour certains frères suite à la non maîtrise de la langue d’enseignement, etc. Il convient de noter que les équipes de formateurs se réunissent régulièrement pour échanger sur leur mission et sur le projet communautaire. En plus de leur mission primordiale d’accompagner les jeunes en formation, les formateurs des CIFA sont aussi engagés dans d’autres apostolats comme l’enseignement, les aumôneries, etc. Les religieux de ces deux CIFA ont demandé que les provinciaux continuent d’y envoyer des frères pour continuer d’assurer l’interculturalité et l’internationalité dans ces communautés.

Fr. Urbain KIBOLOKO